CAN Handball féminin : Kinshasa, le cœur battant du handball africain
La capitale congolaise se prépare à vivre un moment historique ce mercredi 27 novembre. Le Championnat d’Afrique des Nations de Handball féminin commence, plaçant Kinshasa sous les feux des projecteurs du continent. Une fièvre sportive inédite s’empare de la ville, où les Kinois attendent avec impatience de vibrer au rythme de cet événement majeur qui mettra en lumière le sport féminin africain.
Cette 26e édition du Championnat d’Afrique des nations de handball senior dames qui s’ouvre aujourd’hui à Kinshasa s’annonce palpitante et historique pour le pays de Patrice Lumumba. Elle s’étend du 27 novembre au 07 décembre prochain, soit 10 jours de compétitions entre les meilleures nations du continent africain.
Le rendez-vous avec l’histoire
La RDC est à quelques heures de vivre un tournant dans l’histoire du sport du pays, car elle va accueillir pour la première fois depuis son indépendance en 1960, une Coupe d’Afrique des Nations de handball. Cette 26e CAN Handball dames s’annonce comme la plus palpitante de ces dernières années au regard de l’atmosphère qui règne déjà à Kinshasa.

Kinshasa, la capitale congolaise, vibre déjà au rythme des préparatifs. L’excitation est palpable et l’enthousiasme est tel qu’il transcende les frontières sportives. Le gymnase jumelé du stade des Martyrs, théâtre de la compétition, a subi quelques touches de rénovation pour la circonstance. Cette enceinte est donc prête à accueillir toutes les rencontres de la compétition et plus de 6000 spectateurs attendus.
Cette compétition promet une organisation à sa hauteur, car la République démocratique du Congo n’est pas à sa première tentative dans l’organisation des évènements sportifs d’envergure. Le pays de Félix Tshisekedi a déjà accueilli les 9e Jeux de la Francophonie (2023), le Championnat d’Afrique de boxe (2024), et le CAN Handball dames vient élargir son palmarès.
Une couverture médiatique d’envergure attend aussi ce tournoi avec plus de 200 journalistes nationaux et internationaux accrédités. Pour permettre de faire découvrir la discipline auprès du public et d’encourager les équipes, l’accès aux matchs est totalement gratuit. Pas d’inquiétude côté sécurité et logistique, tout a été organisé pour que les spectateurs soient dans des conditions les plus optimales possible.
Un tournoi aux grands enjeux
Ce Championnat d’Afrique des de Handball dames qui durera 14 jours mettra aux prises les 12 meilleures nations de handball du continent africain. Toutes les équipes, transcendées par l’envie de gagner, sont prêtes pour la course au Graal. L’esprit de compétition est visible même aux entraînements, chose qui rend l’issue de la compétition très ouverte.
Les 12 nations sont réparties en 2 groupes de 6 : le groupe A est composé du Congo, du Sénégal, de l’Égypte, de l’Algérie, du Cap-Vert et du Kenya. Dans le groupe B sont casés l’Angola, la RD Congo, la Tunisie, la Guinée, le Cameroun et l’Ouganda.
Outre le titre continental, les équipes visent une qualification pour le prochain Championnat du monde de handball féminin qui sera co-organisé par l’Allemagne et les Pays-Bas en 2025. Les 4 demi-finales iront représenter l’Afrique, tandis que la 5e passera par les qualifications intercontinentales pour se qualifier.
La RDC, en tant que pays hôte de la compétition et avec son effectif composé de joueurs évoluant majoritairement à l’étranger, affiche une ambition claire, celle d’aller chercher le Graal pour cette 13e participation, la 12e de rang. Le défi est de taille pour la RDC qui va se frotter notamment aux redoutables adversaires comme la Tunisie, trois fois championne et l’Angola, quinze fois champion. Les Congolaises, déjà une fois médaillées d’argent (2014) et deux fois de bronze (2012 et 2018), tentent de marquer l’histoire devant leur public en décrochant la médaille d’or tant convoitée.
La compétition débute ce 27 novembre avec au programme les affiches suivantes :
Sénégal vs Kenya (08 heures)
Algérie vs Cap-Vert (10 heures)
Guinée vs Cameroun (12 heures)
Angola vs Tunisie (14 heures)
Congo vs Égypte (16 heures)
RD Congo vs Ouganda (19 heures 30)
Les à-côtés de la compétition
La cérémonie d’ouverture, qui aura lieu à 18 heures de Kinshasa, s’annonce grandiose et riche en émotions. La chanteuse congolaise Anita Mwarabu, reconnue pour sa voix envoûtante, enflammera la soirée avec sa prestation. Mais ce n’est pas tout ! Un groupe musical surprise, dont l’identité restera secrète jusqu’à la dernière minute, ajoutera une touche d’excitation et d’imprévu à cet événement célébrant la culture et l’esprit de l’Afrique.
Pour la RDC, organiser un événement d’une telle envergure n’est pas seulement une question de fierté nationale, mais aussi un véritable défi logistique et financier. Ce sera une occasion unique de montrer au monde le potentiel culturel du pays et de vendre positivement son image tout au long de la compétition.
Les enjeux de cette compétition sont divers : économiquement, elle pourrait stimuler le secteur du tourisme, avec l’arrivée de visiteurs étrangers. Sportivement, elle est un formidable levier pour promouvoir le handball en RDC. Elle permettra de susciter de nouvelles vocations et de développer la pratique de ce sport auprès des jeunes filles particulièrement. Enfin, socialement, en rassemblant les populations autour d’un événement commun, cette compétition contribue à renforcer le sentiment d’appartenance à une nation. Tout ceci dans un seul et unique but : renforcer l’image positive de la République démocratique du Congo à l’échelle mondiale.
Le CAN Handball dames 2024 est bien plus qu’une simple compétition sportive. Elle incarne un moment historique pour la RDC, un symbole d’unité et de fierté nationale, tout en offrant une plateforme pour le développement du sport féminin en Afrique.
Aujourd’hui, les regards sont tournés vers Kinshasa, où l’espoir, le talent et la passion se rencontrent pour écrire une nouvelle page du handball africain. Les enjeux sont élevés, mais le désir de réussite et de cohésion l’est tout autant, promettant des moments inoubliables sur le terrain et au-delà.
Nervy Kadiebue